Par Marie-Axèle Dutour
paru en avril 2018
Aider N° 4
    • Le paradoxe du printemps
    • 4 exercices pour se mettre au diapason du printemps
    • Mais si la fatigue apparaît, que faire ?

    Profitons de la belle énergie du printemps

    Le printemps est souvent associé à vitalité et renouveau. C’est à la fois vrai et trompeur. Le réveil de la nature et l’allongement des journées nous font du bien, mais nous renvoient à ce qui, dans notre vie, ne peut pas changer. Exercices pour se mettre au diapason du printemps.
    Adieu les couleurs ternes de l’hiver, la faible luminosité qui incite l’organisme à fabriquer plus de mélatonine, l’hormone du sommeil. Adieu le froid qui nous engourdit. Le printemps est là. On le sent, on le respire. Les journées s’étirent, les oiseaux gazouillent, les couleurs s’intensifient, il y a de la légèreté dans l’air et ce petit pincement joyeux dans la poitrine.

    Du fait de l’augmentation de la durée d’ensoleillement – au mois de mars, on gagne quatre minutes de soleil par jour, soit une demi-heure en plus par semaine – le métabolisme de l’organisme est obligé de s’adapter rapidement. La production de mélatonine diminue, celle de sérotonine, l’hormone de la bonne humeur et de l’éveil, augmente. Résultat, au printemps, une personne sur deux se sent plus fatiguée.

    Illustration : Marie-Marie Dutour

    Le paradoxe du printemps


    Pour tous, mais peut-être plus encore pour les aidants et les personnes fragilisées, l’hiver est une saison difficile. Mais on finit par l’apprivoiser en la traversant enveloppés dans une légère mélancolie qui s’accorde assez bien aux situations difficiles. L’énergie plus basse, plus lente s’accorde bien au rythme de vie des personnes malades, âgées ou handicapées. Un équilibre se met en place.

    Le printemps, qui paraît alléchant avec ses bouffées de gaîté et ses promesses de bon temps retrouvé, peut s’avérer destructeur. Parce que venant révéler avec un contraste brutal les difficultés, la tristesse, le poids du quotidien. Pour certains, pour vous peut-être, l’arrivée du printemps n’est que la continuité de soins, d’attention quotidienne, de fatigue, d’inquiétude. Sentiments rendus encore plus flagrants du fait de cette légèreté nouvelle que le printemps inspire aux autres. La fébrilité générale ne vient que souligner une fragilité personnelle. Il faut alors laisser un peu de temps à notre corps et à notre esprit pour s’adapter. Et pour parvenir à profiter de tous les bénéfices apportés à tous par le printemps.

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