Par la Rédaction
paru en septembre 2018
Aider N° 5

      Un travail sur moi m’a aidée à trouver la bonne distance

      Anne-Sophie, 66 ans, s’occupe de sa belle-mère atteinte d’une maladie chronique qui l’a rendue dépendante.
      Propos recueillis par Simon Queneau

      J’avais le profil idéal pour devenir l’aidante de service dans ma famille. Mon frère et moi avons été élevés par notre grand-mère, car notre mère est morte très jeune. Mon frère était le préféré. À table, il recevait toujours les meilleurs morceaux. J’ai vite compris que pour être aimée, il fallait que j’aide ma grand-mère. Cela a marché. Je me suis donc construite autour de cet axe : donner, m’engager pour les autres et mettre mes envies personnelles en sourdine. En parlant de moi, beaucoup disent que je suis généreuse, gentille. Une sorte de Mère Teresa. Alors évidemment, lorsque la mère de mon mari est tombée gravement malade, tous les regards se sont portés vers moi. Je travaillais à mi-temps comme aide-soignante, nos enfants avaient quitté la maison, j’étais gentille. J’étais la personne idéale pour m’occuper d’elle. Mon mari qui adorait sa mère n’a pas fait d’objections. Ma belle-mère est donc venue vivre avec nous. Je me suis occupée d’elle sans m’économiser. Me relevant la nuit pour l’aider à aller aux toilettes, organisant mon emploi du temps en fonction de ses rendez-vous médicaux, de ses besoins. Elle était reconnaissante, mais plus j’en faisais pour elle, plus elle m’en demandait. Je suis devenue indispensable. [...]

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