Par Marika Droneau
paru en avril 2018
Aider N° 4
    • 5 flagrants délits d'inaccessibilité
    • GRAND PARIS : Quelle accessibilité pour demain ?

    Une journée avec Hayette, en fauteuil dans les trajets du quotidien

    Pour Hayette, se déplacer en ville et dans les transports en commun n’est pas une partie de plaisir. Cette jeune sportive de 26 ans, myopathe, doit composer au quotidien avec une mobilité qui se restreint d’année en année. Elle se retrouve, chaque jour, confrontée à l'inaccessibilité des gares, trains, routes et espaces publics. Ce qui ne l’empêche pas de travailler, de sortir… et de vivre à cent à l’heure !

    Photos : Serge Verglas


    8 h 50
    Le tramway s’arrête dans le quartier parisien de la Défense, et Hayette Djennane en descend. « Bonjour ! Vous allez bien ? » Pétillante, drôle, un large sourire aux lèvres, la jeune femme vient de souffler ses vingt-six bougies. À six ans, elle a été diagnostiquée myopathe, comme sa mère et l'une de ses tantes. « C'est une maladie dégénérative : au fil des ans, je perds de plus en plus de force dans les bras et les jambes. Aujourd’hui, j’ai beaucoup de mal à marcher. » Si Hayette respire la joie de vivre, accepter le handicap n’a pas été facile. « Personne dans mon entourage n'était au courant de ma maladie, je n'en parlais pas. Au début, je refusais de sortir en fauteuil. Maintenant je ne me déplace que comme ça : je ne peux plus faire autrement. »



    11 h 00
    La matinée bat son plein pour Hayette qui circule entre les bureaux et les étages de l’immense tour où elle travaille comme chargée de projet à la mission Handicap et à la Fondation Deloitte. « Je passe souvent ma journée sur place, mais il arrive que j’aie des déplacements. Et à chaque fois se pose le même dilemme : transport en commun ou taxi ? Les transports sont moins chers, mais lorsque j'ai un rendez-vous je dois prendre au moins une heure de marge ! C’est épuisant. Alors je choisis souvent l'option taxi. » La plupart du temps, Hayette ne prévient pas le chauffeur de son handicap... au risque de le voir tourner les roue

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