Par la Rédaction
paru en juillet 2017
Aider N° 1
    • À qui faut-il s'adresser ?
    • Quelles sont les aides financières accessibles ?

    J’accompagne mon enfant ou un proche handicapé

    On ne choisit pas de devenir aidant familial. Cela peut un jour s'imposer parce qu'un handicap fragilise son enfant, son ou sa conjoint-e, un membre de sa famille. Où trouver de l'aide ? Par où commencer ? Quelques notions préalables pour partir du bon pas.
    Par Caroline Petit

    À qui faut-il s'adresser ?


    La maison départementale des personnes handicapées (MDPH) fonctionne comme un guichet unique pour toutes les démarches liées au handicap de quelque nature qu’il soit. Elle évalue les besoins de la personne handicapée grâce à une équipe pluridisciplinaire de professionnels de santé. Cette évaluation permet de déterminer ses droits à la compensation – les aides financières auxquelles il peut prétendre (voir ci-dessous) – prenant en compte son degré de handicap et ses projets de vie. La MPDH peut également lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI), qui remplace les cartes d’invalidité, de priorité et de stationnement. Le cas échéant, elle lui reconnaît la qualité de travailleur handicapé (RQTH).

    → Repérer les Maisons Départementales des Personnes Handicapées de sa région : http://www.medialis.com/images/Images/liste-mdph.pdf

    Quelles sont les aides financières accessibles ?


    Si l’aidé handicapé a moins de 20 ans
    Il peut toucher l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), qui, comme son nom l’indique, est destinée à la compensation des frais d’éducation et de soins d’un enfant handicapé. Elle est versée à l’adulte en charge de l’enfant, qui doit pour l’obtenir mener des démarches auprès de la MDPH de son département. Le montant de base est de 130,51 euros par mois et augmente en fonction du niveau de handicap de la personne concernée. Un complément AEEH et/ou une majoration parent isolé peuvent y être ajoutés. Le montant maximal pouvant être perçu, complément et majoration compris, est de 1 674,39 euros.

    → Se renseigner sur les montants et conditions d'attribution de l'AEEH : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F14809

    Si l’aidé handicapé a entre 20 et 60 ans
    Il a le droit de recevoir l’allocation adulte handicapé (AAH) et/ou la prestation de compensation du handicap (PCH). Pour en faire la demande, il faut s’adresser à une MDPH. Le montant de l'AAH évolue en fonction du degré de dépendance, pour un maximum de 808,46 euros par mois. Elle assure à la personne handicapée un minimum de ressources et lui permet de subvenir à ses besoins essentiels comme l’alimentation ou le logement. Elle peut aussi être utilisée pour salarier un aidant familial dans le cadre d’un contrat de travail. La PCH quant à elle offre la possibilité de rembourser certaines dépenses liées à la perte d'autonomie. Elle permet aussi de dédommager l’aidant sans pour autant l’employer.

    À noter que le fait d’être l’aidant d’une personne bénéficiant de l’APSH rend éligible à l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). Mais il faut en faire la demande. Celle-ci, versée par la CAF, permet de garantir une continuité dans la constitution des droits à la retraite.

    → Se renseigner sur les montants et les conditions d'attributions de l'AAH : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F12242 

    → Se renseigner sur les montants et les conditions d'attribution de la PCH : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F14202

    → Le dédommagement d’un aidant lorsqu’on touche la PCH : https://www.service-
    public.fr/particuliers/vosdroits/F32794

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